La ministre de la Mobilité et des Travaux publics, Yuriko Backes, a présenté les premiers résultats de l’enquête nationale Luxmobil 2025. Si les habitudes ont largement évolué, les travailleurs frontaliers se déclarent toujours assez insatisfaits.
La rédaction web – Aujourd’hui à 17:15 – Temps de lecture :
Des avis très contrastés. Les résultats de l’enquête « Luxmobil 2025 », menée par la ministre de la Mobilité et des Travaux publics Yuriko Backes, ont été révélés. Réalisée auprès de 9 000 résidents et travailleurs frontaliers, elle vise à mieux comprendre les comportements de déplacement dans l’objectif d’accompagner l’évolution des politiques publiques de mobilité, comme le détaillent nos confrères de La Semaine.
Dans les grandes lignes des constatations dressées par cette enquête, on apprend que les résidents qui quittent leur domicile pendant un jour ouvrable se déplacent en moyenne pendant 1 h 44 (1 h 51 pour les actifs, trois minutes de moins pour les retraités).
Des chiffres qui chutent chez les travailleurs frontaliers
Concernant les frontaliers, tous actifs donc, c’est là que le bât blesse. En effet, selon l’enquête, ce sont eux qui se déplacent le plus longtemps. Comptez en moyenne 2 h 20 pour les frontaliers résidant en Allemagne, 2 h 19 pour les Belges et 2 h 10 pour les Français.
Cet écart est également visible au niveau du taux de satisfaction exprimé. 77 % des résidents se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leurs déplacements domicile-travail et 87 % le sont concernant leurs autres déplacements quotidiens.
Des chiffres qui dégringolent chez les frontaliers, atteignant 56 % pour les Allemands, 55 % pour les Belges et guère plus de 43 % chez les Français.
Évolution des déplacements
En parallèle, les habitudes de déplacement sont en nette évolution. Car face à ces problèmes de mobilité, les usagers semblent se tourner vers d’autres modes de transport. Ainsi, transports en commun, vélo et covoiturage progressent de 14% selon l’enquête. Un covoiturage qui progresse même de 17 % entre 2017 et 2025, avec +22 % pour les transports en commun et +81 % pour le vélo/trottinette.
Toutes ces indications devraient servir de base pour le futur Plan national de mobilité 2040, qui doit être présenté l’année prochaine.



