Publié
Un site vraisemblablement généré par l’intelligence artificielle s’en est pris à notre consœur Véronique Poujol. La presse luxembourgeoise affiche sa solidarité.

Qui se cache derrière la campagne de dénigrement visant la journaliste Véronique Poujol? L’affaire fait grand bruit dans le milieu de la presse luxembourgeoise, suite aux révélations du Lëtzebuerger Land. Notre consœur de «Reporter.lu» est mise en cause sur un site anonyme, qui l’accuse de «corruption», citant «des sources anonymes».
Rien n’est étayé, mais le procédé ne laisse aucun doute sur son caractère diffamatoire. Car le site en question, ainsi que son contenu, auraient bien été générés par l’intelligence artificielle. Face à cette attaque, l’ancienne correspondante de l’AFP a fait appel à un avocat. Une plainte va être déposée, a confirmé son conseil au Tageblatt. De quoi permettre l’identification de la ou des personnes malveillantes? Rien n’est moins sûr. Le nom de domaine du site est basé aux États-Unis et l’entité qui a procédé à son enregistrement en Malaisie. Si des investigations sont lancées, elles s’annoncent complexes…
En attendant, la journaliste de 64 ans, qui a également travaillé à la Cour grand-ducale, peut se féliciter d’obtenir le soutien d’une grande partie du paysage médiatique. Plusieurs journalistes ont publié des messages sur les réseaux sociaux pour dénoncer une atteinte grave contre la liberté de la presse. «Nous sommes aux côtés de notre journaliste», a également affirmé Laurent Schmit, rédacteur en chef adjoint de «Reporter.lu» au Tageblatt.
Entrons en contact
Curieux de découvrir qui fait l’actu à L’essentiel? Rejoins-nous sur le réseau business n° 1 au Luxembourg!
Ton opinion

