L’ancien karatéka ne pourra formuler une demande de libération conditionnelle qu’après avoir purgé 25 ans de la peine à laquelle il a été condamné. Incarcéré depuis le 27 novembre 2023, il restera donc en prison jusqu’au moins le 27 novembre 2048.
Si la cour s’est montrée aussi sévère, c’est principalement en raison de la gravité des faits : le meurtre de son enfant, avec circonstance aggravante, ainsi que de la violence et du mépris de la vie d’autrui dont Mohammed Taoussi a fait preuve.
Par ailleurs, la cour a estimé que Mohammed Taoussi ne pouvait bénéficier d’aucune circonstance atténuante susceptible de limiter la peine. Elle a, au contraire, souligné un risque de récidive chez cet homme qu’elle considère comme manipulateur, violent, impulsif et dénué d’empathie ou de capacité à se remettre en question. C’est pour ces raisons que le père infanticide sera incarcéré jusqu’à, au minimum, fin novembre 2048.
La sévérité de l’arrêt a surpris les avocats de la défense. Elle a en revanche rassuré les proches de Wassim, qui ont le sentiment d’avoir enfin été entendus.
À l’issue de la session d’assises, la famille et les proches de Wassim ont organisé un lâcher de ballons blancs en mémoire de l’enfant.



