Dans un avis rendu le 30 octobre dernier, la commune réaffirme son soutien au projet de tram rapide, tout en mettant l’accent sur plusieurs demandes qu’elle juge prioritaires.
Publié par Shahinez Benabed le 06/11/2026 à 06:30
(c) Ministère de la Mobilité du Luxembourg / Bureau Schroeder & Associés/archives
Un projet « majeur pour la mobilité dans le sud » du Luxembourg. C’est, en résumé, ce qu’a exprimé le collège échevinal de Leudelange dans un avis relatif à l’évaluation des incidences sur l’environnement du projet de tram rapide vers le Sud (tronçon 1), daté du 30 octobre dernier.
Dans le document, le collège réaffirme notamment le soutien de la commune au projet, tout en formulant plusieurs propositions destinées, selon ces derniers, « à améliorer son intégration dans le territoire communal ».
Pour rappel, le projet de tram rapide prévoit de relier, à l’horizon 2035, Luxembourg-Ville au sud du Grand-Duché (Esch-sur-Alzette), en suivant l’autoroute A4. Le tout pour environ un milliard d’euros.
Chaque rame pourra accueillir 320 voyageurs, et circuler à une vitesse maximale de 80 km/h (contre environ 20 km/h pour un tram classique). Treize stations sont prévues, dont une au niveau de Leudelange, à proximité de la zone d’activité « Am Bann ». C’est d’ailleurs dans ce contexte que la commune a rendu son avis il y a quelques jours.
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Étude spécifique
Dans le document, la commune rappelle qu’elle considère « le tram rapide comme une opportunité majeure pour améliorer les connexions entre Luxembourg-Ville et le sud du pays, renforcer l’attractivité des transports publics et proposer une véritable alternative à l’utilisation de la voiture individuelle ».
Le collège échevinal met ensuite l’accent sur deux demandes « prioritaires », destinées, selon lui, à améliorer l’intégration du tram dans le territoire de la commune. La première consiste à améliorer la protection contre le bruit autoroutier dans « les quartiers résidentiels situés le long de l’autoroute A4, notamment dans la rue de Luxembourg et la rue d’Esch ».
Et pour cause : « Si les études acoustiques concluent que le tram rapide ne devrait pas entraîner d’aggravation significative de l’environnement sonore existant, la commune souhaite que ce projet constitue également une opportunité d’améliorer la protection des quartiers résidentiels contre le bruit de l’autoroute A4 », est-il indiqué. Dans ce sens, la commune souhaite « qu’une étude spécifique examine les possibilités de renforcer les performances du mur antibruit existant, afin d’obtenir une amélioration réelle et durable de la qualité de vie des riverains ».
Autre demande : celle d’étudier la possibilité de déplacer l’échangeur Leudelange-Sud de l’A4 vers la rue de Bettembourg. « Cette adaptation pourrait contribuer à réduire le trafic de transit traversant le centre de Leudelange, en particulier dans la rue de Luxembourg, et à renforcer la sécurité et la qualité de vie dans la localité », estime le collège des échevins.
Maintenir les accès aux terrains agricoles
À ces deux demandes principales, le collège échevinal en ajoute plusieurs autres complémentaires. Parmi elles, figure par exemple le fait de réexaminer « la nécessité des deux liaisons cyclables parallèles prévues vers la rue de Bettembourg afin d’éviter toute multiplication inutile d’infrastructures ».
Il insiste par ailleurs sur la nécessité de « maintenir des accès adaptés aux terrains agricoles pendant les travaux et après la mise en service du tram », et sur le fait de limiter les nuisances sonores et vibratoires, « tant durant les travaux que pendant l’exploitation du tram rapide ».


