Un agriculteur de Wittimont suspecte cet animal d’être à l’origine de la mort de l’un de ses veaux, dont il a retrouvé la carcasse partiellement dévorée lundi matin dans une pâture, rapportait L’Avenir du Luxembourg mercredi.
Bien que l’implication du prédateur n’ait pas encore été objectivée, cet épisode s’inscrit dans une tendance à la hausse des attaques de loup sur le bétail en province du Luxembourg. «On observe, depuis la fin du mois de juin, un nombre important d’attaques perpétrées quasi exclusivement sur des moutons, parfois des chèvres également. Un nombre qu’on n’a jamais connu en Wallonie, principalement sur les communes de Nassogne et Tenneville, avec une progression qui culmine en août et septembre», explique Alain Licoppe, coordinateur du Réseau Loup en Wallonie.
La province de Luxembourg compte deux meutes : une première en forêt d’Anlier (un couple, huit louveteaux), une seconde en forêt de Saint-Hubert (un couple, cinq louveteaux). Cette seconde pourrait être à l’origine de la plupart des attaques observées ces dernières semaines.
Selon le Réseau Loup, cette situation pourrait s’expliquer par la nécessité pour les animaux de nourrir régulièrement leurs petits. Bien qu’elle chasse essentiellement en forêt de Saint-Hubert, cette meute pourrait considérer les pâtures et villages environnants comme faisant partie de son territoire de chasse. «Ces loups restent craintifs de l’être humain. Mais nous surveillons la situation de près.»
Les mesures classiques (indemnisations, mise à disposition de matériel) restent d’application. Mais d’autres dispositifs sont envisagés. «Le loup reste une espèce protégée», poursuit Alain Licoppe. «Nous allons analyser les possibilités de dérogation pour pouvoir agir par effarouchement afin de tenter de diminuer sa propension à s’approcher des troupeaux.»

