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L’Association de soutien aux travailleurs immigrés (ASTI), se positionne mercredi face au «durcissement» des politiques migratoires, chemin que suit le Luxembourg.

Le Luxembourg demeurait le seul pays de l’Union européenne à posséder une procédure distincte en matière d’immigration, mais cela va changer à partir de ce jeudi 1ᵉʳ octobre. Pour rappel, les ressortissants de pays tiers (hors UE/EEE/Suisse) désirant s’installer au Grand-Duché plus de 90 jours, ne devront plus introduire leur demande à la Direction générale de l’immigration, mais auprès des représentations diplomatiques luxembourgeoises ou, lorsque le pays n’est pas représenté, auprès de l’ambassade de Belgique compétente.
À la veille de l’introduction de cette nouvelle procédure, l’Association de soutien aux travailleurs immigrés (ASTI) dénonce un «durcissement permanent des politiques migratoires européennes». L’ASBL n’avait pas encore réagi et estime dans un communiqué que cette évolution va «compliquer concrètement l’accès à la migration légale, notamment pour les personnes vivant dans des pays où le réseau diplomatique concerné est peu accessible». «Il est dès lors particulièrement contradictoire de vouloir lutter contre l’immigration irrégulière tout en rendant, dans le même temps, les voies régulières plus difficiles d’accès», peut-on lire dans le communiqué.
«Une politique migratoire réaliste»
Les demandeurs vont désormais faire face à un «véritable obstacle» selon l’ASTI, générant même des «coûts supplémentaires». Mais surtout, l’organisme luxembourgeois se demande «pour quels résultats?». La politique migratoire européenne renforcée depuis plusieurs années «n’a fait disparaître ni les migrations ni les réseaux de passeurs. Elle a surtout contribué à rendre les routes migratoires toujours plus dangereuses».
À partir de jeudi, après avoir introduit sa demande auprès des instances représentatives, le demandeur recevra un visa D valable six mois, lui permettant d’entrer au Luxembourg et de circuler dans l’espace Schengen jusqu’à la délivrance de son titre de séjour. Dans le même temps, ce 1ᵉʳ octobre, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se réuniront à Luxembourg pour discuter notamment de la mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile.
«Le Luxembourg et l’Union européenne ont besoin d’une politique migratoire réaliste», appelle l’ASTI, réclamant des «voies légales et sûres» et «une autre approche». Une politique progressivement trop teintée de stratégies d’extrême droite, selon elle.
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