La société new-yorkaise d’intelligence artificielle Verneek prévoit d’établir au Luxembourg son premier bureau européen. La décision reste soumise à la finalisation d’accords, sans calendrier, investissement, ni création d’emplois annoncés à ce stade.
Le Luxembourg a été choisi. Le bureau, lui, reste encore à ouvrir. Verneek entend faire du Grand-Duché sa base européenne, mais formule pour l’instant son implantation comme un projet conditionné à la conclusion d’accords définitifs. Fondée en 2021 et établie à New York, l’entreprise développe une plateforme d’intelligence artificielle destinée au commerce, aux marques de consommation et au secteur du luxe. Elle veut rapprocher ses équipes de ses clients européens et utiliser le Luxembourg comme point de départ pour son développement régional.
Verneek explique avoir retenu le pays pour sa position centrale, son environnement multilingue, sa proximité avec les grands marchés européens et son rôle dans l’élaboration et l’application des politiques de l’Union européenne. Le communiqué ne précise toutefois ni l’adresse du futur bureau, ni sa date d’ouverture, ni la forme juridique envisagée. Aucun montant d’investissement ou objectif de recrutement n’est communiqué.
«Nous sommes ravis de pouvoir accompagner plus étroitement nos partenaires européens du commerce de détail alors que nous travaillons à l’établissement de notre premier bureau européen», déclare la cofondatrice et CEO de Verneek, Nasrin Mostafazadeh. Selon elle, cette implantation doit fournir à l’entreprise «une base solide pour sa croissance mondiale».
Une IA dédiée au commerce
La technologie de Verneek vise à réunir les données et les connaissances dispersées dans les différents départements d’une entreprise. Sa plateforme couvre notamment la planification des marchandises, la chaîne d’approvisionnement, les opérations en magasin, le service à la clientèle, le marketing, le commerce électronique et l’aide à la décision. L’entreprise affirme que ses outils sont utilisés par des groupes du Fortune 500, sans identifier ses clients dans l’annonce. Sur son site, elle revendique plus de 40 millions de consommateurs et 100.000 salariés accompagnés.
Verneek assure également avoir atteint la rentabilité en 2026, tout en triplant son chiffre d’affaires sur un an. L’entreprise privée ne publie cependant pas les montants permettant de mesurer cette progression.
Son arrivée au Luxembourg s’appuie aussi sur un relais local. Philippe Schaus, ancien patron de Moët Hennessy et ancien membre du comité exécutif de LVMH, siège au conseil consultatif de Verneek et a investi dans la société. Il y côtoie notamment Nils Smedegaard Andersen, président du conseil de surveillance d’ASML et ancien dirigeant d’A.P. Møller-Mærsk.
Le soutien luxembourgeois est, pour l’heure, formulé par le réseau diplomatique. «L’intention de Verneek d’établir son premier bureau européen au Luxembourg représente une occasion de développer des compétences locales et d’aider les entreprises européennes à mettre l’intelligence artificielle en pratique», affirme Luc Decker, consul général du Luxembourg à New York.
Cette formulation confirme aussi le stade encore préliminaire du projet. Verneek annonce une direction et un pays d’implantation, mais pas encore une installation effective. La portée économique de cette arrivée dépendra donc de la structure retenue, des fonctions confiées au bureau luxembourgeois et des équipes qui y seront réellement constituées.



