Publié
Happy end au LuxembourgFani a retrouvé celle qui l’a secourue lors de son malaise
Après son malaise à Cloche d’Or, Fani Resch cherchait sa mystérieuse secouriste. Ses recherches ont abouti. Les deux femmes planifient leurs retrouvailles.

L’histoire se termine bien: Faniriravaka «Fani» Resch a retrouvé la femme qui l’avait aidée après son malaise le 1er octobre au centre commercial Cloche d’Or. La secouriste a vu l’appel diffusé sur les réseaux sociaux et a finalement contacté le mari de Fani. «Tout cela est arrivé grâce à l’article et aux nombreux partages», déclare la femme de 38 ans à L’essentiel.
Les deux femmes ne savent pas encore grand-chose l’une de l’autre. Celle qui se fait appeler Dejà sur Facebook ainsi qu’une autre femme qui lui est venue en aide vont rencontrer Fani vendredi pour un café. «C’était un immense soulagement et cela m’a vraiment touchée», raconte-t-elle. Elle va enfin pouvoir les remercier personnellement. «Je veux leur faire un câlin et leur serrer la main.» Dans ces moments-là, on se rend compte de la gentillesse et de la compassion que peuvent avoir certaines personnes.
Elle lutte contre les hypoglycémies depuis trois ans
Fani vit avec son mari et ses deux enfants à Niederkorn. Elle est née à Antananarivo, la capitale de Madagascar, et est arrivée en Europe il y a douze ans pour étudier. Elle a d’abord vécu à Trèves. Elle a découvert le Luxembourg par hasard et est tombée amoureuse du pays. Plus tard, elle a rencontré son mari luxembourgeois. «Il m’a suivie peu de temps après avec une bague et maintenant je suis ici, mariée et bien installée», dit-elle en riant.
Sur le plan santé, elle traverse une période difficile depuis environ trois ans. Elle souffre régulièrement d’hypoglycémies sévères. Elle porte donc en permanence un capteur de glycémie sur le bras et doit prendre des médicaments ainsi que plusieurs injections quotidiennes. Les crises sont devenues moins fréquentes grâce au traitement, mais peuvent encore survenir très soudainement. C’est exactement ce qui s’est passé jeudi à Cloche d’Or.
«J’avais perdu la foi en beaucoup de choses»
Le poids financier de son traitement est également important, selon Fani. Comme elle n’a pas de diabète, elle affirme que divers dispositifs et coûts de traitement ne sont pas pris en charge par la Caisse nationale de santé (CNS). Des informations que nous n’avons pas encore pu confirmer. Ces derniers mois, elle se sent de plus en plus abandonnée par le système de santé.
C’est pour cela qu’elle a été d’autant plus touchée par l’aide spontanée de deux femmes totalement inconnues. «J’avais récemment perdu la foi en presque tout», dit-elle. Que des personnes aient été là pour elle sans hésiter lui a redonné un peu d’espoir. Vendredi, elle souhaite remercier ses sauveuses en personne.
La solidarité entre inconnus, vous y croyez encore?
Tu nous suis déjà sur WhatsApp?
Abonne-toi à notre chaîne, active la petite 🔔 et tu recevras un récap de l’actu chaque jour en début de soirée.
Ton opinion



